Médicament en développement
Masitinib
IMMUNO-RÉGULATION CIBLÉE
Une approche conçue pour réguler au plus juste les cellules impliquées dans la réponse immunitaire et accompagner le développement de traitements dans quatre indications prioritaires.
PROGRAMMES CLINIQUES
indications en cours de développement
Présentation générale
Une molécule au cœur de l’immuno-régulation
Le masitinib est la molécule d’AB Science la plus avancée. Il appartient à une famille de médicaments appelés inhibiteurs de kinases, des molécules qui bloquent certains signaux internes aux cellules. Il vise en particulier deux types de cellules du système immunitaire inné, les mastocytes et la microglie, dont l’activation anormale entretient l’inflammation dans différentes maladies.
MÉCANISME D’ACTION DU MASITINIB
Contrôler l’activation immunitaire pour limiter l’inflammation
Le masitinib agit principalement en limitant l’activation de deux cellules de l’immunité, qui sont les mastocytes et la microglie.
Les mastocytes sont des cellules sentinelles du système immunitaire innée situées dans la peau et les muqueuses. Lors d’une activation inappropriée, Ils agissent en libérant des médiateurs chimiques stockés dans leurs granules conduisant ainsi à une réaction allergique ou inflammatoire.
Les cellules de la microglie sont les macrophages (cellules nettoyeuses) que l’on trouve dans système nerveux central (cerveau). Les cellules de la microglie agissent comme des éboueurs en éliminant les débris cellulaires, les neurones morts et les agrégats de protéines anormales. De plus, en cas de lésion tissulaire, d’infection ou de signal de danger, elles s’activent rapidement, et libèrent des molécules de signalisation qu’on appelle cytokines responsables de l’inflammation.
Le masitinib en inhibant d’une part le récepteur c-Kit limite fortement l’activation des mastocytes, et d’autre part, le masitinib, en inhibant le récepteur CSF-1R limite fortement l’activation de la microglie.
Le masitinib peut être considéré comme un puissant anti-inflammatoire.

01
Une quantité normale
Une quantité normale de mastocytes et microglie au repos permet d’assurer une veille immunitaire prête à réagir en cas d’infection ou de lésions de différentes natures. Cela permet également de faire le ménage et d’éliminer les déchets résultant de l’action de notre système immunitaire.
02
Une quantité excessive
Une quantité excessive de mastocytes et de microglie activés résulte par une perte de fonctions de ces cellules et le développement d’une réaction inflammatoire violente.
03
La régulation par le masitinib
En inhibant l’activation inappropriée des mastocytes et cellules gliales, le masitinib va limiter les dommages tissulaires résultant de l’inflammation. L’hypothèse est que l’action du masitinib va notamment combattre la neuro-inflammation et traiter des maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Charcot.
MÉCANISMES D’ACTION PAR INDICATION
Une action innovante pour chaque indication
Régulation de l’inflammation
La neuro-inflammation joue un rôle important dans les troubles neurodégénératifs tels que la sclérose en plaques, la maladie de Charcot et la maladie d’Alzheimer. Le masitinib cible précisément les deux types de cellules, qui jouent un rôle clé dans la modulation de ce processus inflammatoire. L’activité pro-inflammatoire de ces cellules peut agir comme un catalyseur dans le processus neurodégénératif, ce qui suggère qu’il pourrait être crucial de s’attaquer à leur rôle néfaste dans le traitement de ces maladies. Le masitinib peut être utilisé dans plusieurs indications cliniques par un mécanisme anti-inflammatoire unique.
Maladie d’Alzheimer
Mécanisme
Dans la maladie d’Alzheimer, les cellules du cerveau communiquent de moins en moins bien, puis finissent par mourir. Les points de contact entre neurones, les synapses, sont parmi les premiers éléments touchés, et leur perte accompagne le déclin de la mémoire. Autour d’eux, la microglie et les mastocytes s’activent et entretiennent une inflammation qui aggrave ces dégâts. La plupart des médicaments développés dans cette maladie s’attaquent aux dépôts de protéines anormales. Le masitinib suit une piste innovante : il agit sur ces cellules immunitaires du cerveau afin de calmer l’inflammation et de préserver les synapses.
Données précliniques : dans des modèles animaux, le masitinib a permis de restaurer des performances d’apprentissage et de faire remonter les marqueurs de bonne santé des synapses.
Stade de développement
Phase 3 à initier
Résultats cliniques obtenus
Le masitinib a ralenti la détérioration des fonctions cognitives chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, avec même une amélioration des fonctions au cours de la période de traitement de 24 semaines pour les patients atteints d’une maladie d’Alzheimer légère.
Maladie de Charcot
Mécanisme
Dans la maladie de Charcot, ou sclérose latérale amyotrophique (SLA), les motoneurones, ces cellules nerveuses qui commandent les muscles, dégénèrent progressivement. Autour d’eux, des cellules du système immunitaire s’activent de façon anormale et entretiennent une inflammation qui accélère cette dégénérescence. Deux familles de cellules sont particulièrement en cause : la microglie, qui réside dans le cerveau et la moelle épinière, et les mastocytes, que l’on retrouve le long des nerfs et jusque dans les muscles. Le masitinib agit en bloquant des enzymes appelées kinases (principalement CSF-1R et c-Kit) qui commandent la multiplication et l’activation de ces cellules. En les remettant sous contrôle, il vise à réduire l’inflammation autour des motoneurones et à préserver plus longtemps la connexion entre le nerf et le muscle. Son originalité est donc d’agir à la fois dans le système nerveux central et en périphérie.
Stade de développement
Phase 3 à initier
Résultats cliniques obtenus
Parmi les survivants à long terme traités par masitinib, la survie globale médiane était de 121 mois, contre 42 mois prévus par le modèle ENCALS, ce qui représente un gain de survie médiane résiduelle de 79 mois
Formes progressives de la sclérose en plaques
Mécanisme
La sclérose en plaques se décline sous deux formes principales : la forme récurrente rémittente, caractérisée par des poussées de la maladie, et la forme progressive, caractérisée par une aggravation constante et régulière des symptômes de la maladie, sans poussée distincte ou période de restauration.
Dans la sclérose en plaques, la gaine qui entoure et protège les fibres nerveuses, appelée myéline, s’abîme et l’influx nerveux circule moins bien. Dans les formes progressives, le handicap s’installe lentement et de façon continue, sans les poussées caractéristiques des formes récurrentes. Les traitements existants agissent surtout sur le système immunitaire dit adaptatif, celui des lymphocytes, ce qui explique en partie leur efficacité limitée sur ces formes. Le masitinib emprunte une autre voie : il cible le système immunitaire inné, présent en permanence dans le système nerveux, en particulier la microglie et les macrophages, ainsi que les mastocytes. En freinant l’activation de ces cellules, il cherche à réduire l’inflammation qui use progressivement les fibres nerveuses et à ralentir l’installation du handicap.
Stade de développement
Phase 3 à initier
Résultats cliniques obtenus
Le masitinib a réduit la progression du handicap de 37% (progression confirmée à 3 mois). Le masitinib a significativement réduit le risque d’atteindre un niveau de handicap suffisamment sévère pour que les patients aient à se déplacer en chaise roulante.
Drépanocytose
Mécanisme
La drépanocytose est une maladie génétique du globule rouge. L’hémoglobine anormale qu’il contient se rigidifie, le globule se déforme et circule mal dans les petits vaisseaux. Ces obstructions, appelées crises vaso-occlusives, provoquent des douleurs intenses et peuvent abîmer les organes. On sait aujourd’hui que ce blocage n’est pas seulement mécanique : l’inflammation y joue un rôle actif, et les mastocytes, présents dans la paroi des vaisseaux, en sont l’un des moteurs. C’est là qu’intervient le masitinib, qui bloque les kinases commandant l’activation de ces cellules. L’objectif n’est pas de corriger l’hémoglobine anormale, mais de désamorcer la réaction inflammatoire qui transforme la déformation des globules rouges en crise douloureuse.
Stade de développement
Phase 1 à initier
INDICATIONS EN COURS DE DÉVELOPPEMENT
Le statut actuel des programmes
| Molécule | Aire thérapeutique | Indication | Stade de développement |
|---|---|---|---|
| masitinib | Maladie neurodégénérative | Maladie d’Alzheimer |
Phase 3 à initier
|
| masitinib | Maladie neurodégénérative | Maladie de Charcot |
Phase 3 à initier
|
| masitinib | Maladie neurodégénérative | Formes progressives de la sclérose en plaques |
Phase 3 à initier
|
| masitinib | Maladie du sang | Drépanocytose |
Phase 1 à initier
|
DURÉE DE CHAQUE ÉTUDE
Des protocoles adaptés à chaque indication.
Maladie d’Alzheimer
24
semaines
Maladie de Charcot
48
semaines
Formes progressives de la sclérose en plaques
96
semaines
Drépanocytose
12
semaines
POPULATION CONCERNÉE — ESTIMATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE
Ampleur des besoins
Maladie d’Alzheimer
5 millions
de patients — Europe + États-Unis
Maladie de Charcot
50 000
patients — Europe + États-Unis
Formes progressives de la sclérose en plaques
500 000
patients — Europe + États-Unis
Drépanocytose
130 000*
patients — Europe + États-Unis
* 80 000 pour le continent africain
POTENTIEL DE MARCHÉ — ESTIMATION PAR INDICATION
Potentiel de marché estimé
Maladie d’Alzheimer
environ 8
milliards d’euros — Europe + États-Unis
Maladie de Charcot
environ 1,5
milliard d’euros — Europe + États-Unis
Formes progressives de la sclérose en plaques
environ 5
milliards d’euros — Europe + États-Unis
Drépanocytose
environ 2,5
milliards d’euros — Europe + États-Unis
Estimations communiquées par AB Science.